la réformette est passée…
Posté par udtc le 22 juillet 2008
Oui, Monsieur le premier ministre vous avez bien mérité vos vacances, vous avez le droit de vous alanguir et de panser vos “mots” de dos.
Le mérite de l'adoption de la réforme de la constitution vous revient de droit et votre Président peut remercier Jacques Lang, le seul de son camp à avoir déserté la consigne partisane.
Car si cette réforme ne sera jamais qu'une énième version de la Vème bis, elle a au moins le mérite de poser quelques limites à notre monarque Elyséen, limitation à deux mandats consécutifs pour le mandat de Président de la République, maitrise de la moitié de son ordre du jour par le Parlement, et limitation du recours au 49-3.
Dans un registre plus humoristique, on note l'indépendance, le pluralisme et la liberté retrouvée des médias, ce qui doit faire pouffer de rire De Carolis et notre PPDA national.
Enfin plus grave est la nécessaire ratification par référendum pour l'adhésion d'un nouvel Etat à l'Union Européenne ; Imaginez un instant un Italien ou un Anglais, se prononçant sur la dette de La France et le non respect des critères adoptés à Bruxelles, n'aurions nous pas raison de nous offusquer, n'y verrions nous pas à juste titre une ingérence !!!
Que penser dès lors de la volonté Présidentielle exprimée pour le projet Euro-Méditerranée, et des limites que semble poser le cas de la Turquie aux grognards !
C'est donc une réforme à minima car après tout le poids des collectivités locales, les limites posées à la décentralisation par l'empilement des centres de décisions et le coût qu'ils représentent pour le contribuable, appelaient à un mouvement de plus grande ampleur.
Il est là le grand chantier d'une république tournée vers l'Europe ; Lorsque l'on sait aujourd'hui que 90 % des lois votées au Parlement sont d'origine communautaire, comment ne pas penser aux nécessaires liaisons du mandat de député Français, représentant d'une fraction du territoire national, avec celui de Député Européen.
Comment ne pas voir que nos régions sont trop petites et admettre le principe de 5 à 8 provinces dont les instances seraient l'émanation de représentants des conseils généraux, qui ne sont à supprimer tant ils sont bien structurés et adaptés aux territoires.
C'est dans la superposition des compétences et des structures que nous ferons des économies de fonctionnaires mais également d'élus, et donc d'argent public. Je trouverais à ce titre tout à fait normal qu'un conseiller général soit le représentant à la fois du territoire du département et d'une fraction de sa région.
Enfin, et sans avoir le privilège de la vérité, l'intercommunalité de gestion ayant trouvé sa place, il y lieu de limiter la multiplication des mandats de nos élus dans les syndicats intercommunaux et de supprimer à terme les syndicats “à la carte”.
Ce serait faire de la France une démocratie moderne, cela passe par une réforme bien plus audacieuse que la pichenette de Versailles.
Le Club des Démocrates.
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